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Dans notre vie humaine, le chien remplit de multiples rôles. En famille il est l'ami discret et affectueux, le partenaire de jeux des enfants, le témoin silencieux des joies et des peines, le gardien dissuasif qui veille sur la maison. En d'autres occasions, il sert de substitut d'enfant. Devenu le centre de toutes les attentions, il est cajolé, bichonné, entouré d'un amour débordant. Partout où l'homme vit seul, qu'il s'agisse des personnes âgées, veuves ou solitaires, le chien doit remplacer ce qui manque: un être vivant auquel on peut parler. La compagnie d'un chien représente souvent la dernière bouée avant de sombrer dans la solitude. Pour cette raison, on s'y attache trop, on le gâte, on l'humanise, on lui ôte sa vie de chien. Parfois, il s'agit plutôt d'un esprit de domination qui exerce sur l'animal, une méthode comme une autre pour s'affirmer. Une personne qui se sent opprimée dans la société réagit en "déchargeant" son insatisfaction et son besoin de domination sur un être plus faible que lui: le chien. Soumis, il doit obéir aveuglément sans jamais riposter. Il est certain que par son affection, sa présence, sa malléabilité et sa disponibilité, un chien peut nous seconder moralement. Et pourtant, le nombre de chiens abandonnés, déstabilisées et malades est surprenant. Il faut considérer le chien comme un animal qui agit d'après ses instincts, un être vivant doté de son psychisme. Il peut participer à notre vie humaine que dans le cadre de ses réactions spécifiques de chien.
Laissez le chien être un chien!!! |
Texte extrait du livre: mon chien "le labrador"aux éditions S.A.E.P.